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lundi 21 juillet 2025

Déjouer le retour de Matin brun

 Mon dernier post remonte à avril. Je m'en étonne, mais en fait, je me suis tenue à l'écart de ce blog pour de multiples raisons, s'alimentant les unes les autres. Essayons de les nommer sans les hiérarchiser d'aucune façon.

Les travaux à la maison et au jardin. Après le long sommeil de l'hiver, il fallait tailler, planter, soigner les existants et inventer de nouveaux parterres. Pour cela, faire de nombreux aller-retours vers la déchetterie pour évacuer branchages et autres verdures immolées au profit de certains choix : capucines, ipomées, rosier grimpant, pour coloniser un mur mitoyen assez laid après l'avoir chaulé. Quelques pieds de tomates et quelques laitues (mes légumes me viennent d'une AMAP dont les producteurs sont des copains et sont plus doués pour ce genre de travail que moi) et de nouveaux fruitiers (pommiers, cerisier, kiwi). Poser un plancher sur un sol carrelé assez moche et de surcroît froid en hiver. Créer une tonnelle que nous n'avons utilisée qu'une fois lors du passage d'amis tellement il a fait une chaleur insupportable depuis plusieurs semaines, ce qui signifie arroser tous les soirs tous ces nouveaux venus (merci le puits). Ne parlons pas de la remise en état de l'abri à bois et last but not least de l'organisation du remplacement du poteau électrique par un enfouissement avec création d'une tranchée ( réalisée par un professionnel fort heureusement).

Le seringua
Les pavots 

Le rosier ressuscité après son dégagement du fouillis prévalent


La splendeur de l'albizia


Préparation du remplacement de la ligne EDF aérienne par son enfouissement

Quelques déplacements  : à Lyon d'abord pour le colloque annuel du Réseau interuniversitaire de l'économie sociale et solidaire dont je suis toujours membre du comité scientifique, cette année intitulé l'ESS au travail. L'occasion de retrouver les collègues que je ne vois qu'une fois par an et me replonger dans ce qui a été le point central de ma vie professionnelle. 

Puis Paris, pour un échange France Brésil de chercheurs au CNAM. Hélas l'organisateur qui est un ami alternait sa présence au colloque avec l'hôpital où sa compagne en soins palliatif s'approchait du départ définitif qui a eu lieu quelques jours après. Dans le même temps j'apprenais le décès de la compagne d'un autre de mes amis. Je n'ai pu assister à aucune des funérailles.   

La fontaine du square devant la Gaîté Lyrique (Paris) et du restaurant du même nom où nous prenions nos repas

Royan où j'ai assisté à l'anniversaire des 50 ans de ma nièce, laquelle se bagarre avec une sale maladie, mais s'est lancée dans la musique et nous a régalés en chantant avec le nouvel orchestre qu'elle a constitué. J'ai profité de ma venue  pour marcher dans l'eau mais pas davantage, il faisait trop froid (début juin). 

La plage de Royan (17) au crépuscule 30/05

Enfin la Méditerranée pour une réunion familiale et mon premier bain de l'année dans la mer et peut-être le seul, je ne suis pas sûre d'y retourner.

Le symbole. Mèze (34) 10/07

Au nombre des mauvaises raisons, la maussaderie d'une époque très anxiogène. La géopolitique est de plus en plus absurde. La répression et la guerre sont sans cesse à l'agenda. Les médias nous saturent de chiffres terribles sachant que les chiffres recensent des chairs meurtries, des cadavres qui s'empilent, la haine qui bave aux gueules de nos puissants. Les cessez-le-feu restent lettre morte, pendant que les enfants meurent sous les bombes ou de faim 

Notre gouvernement martèle, après avoir largement gaspillé l'argent public, que les citoyens doivent accepter une période d'austérité qui, comme d'habitude ne touchera que les pauvres et les classes moyennes pendant que les cumulards du profit continueront à engranger toujours plus. Cerise sur le gâteau une loi (Duplomb, porte bien son nom) qui rétablit le droit d'utiliser des pesticides destructeurs de vie, pas seulement des insectes ce qui est déjà une stupidité puisque c'est sans distinction entre les  nuisibles et utiles, mais pollueurs des terres, des eaux et des végétaux nourriciers et par là même des humains. Votée sans consultation des agriculteurs sauf la FNSEA, un syndicat des agroindustriels qui se fichent totalement des conséquences mortifères de leurs pratiques. Une pétition lancée par une étudiante a rassemblé plus de 1500 000 signatures. Cela devrait enclencher un débat public à l'Assemblée sauf si, comme ça devient généralisé dans le monde, les règles constitutionnelles ne  sont pas respectées.

Heureusement il reste des plages de plaisir en attendant le retour de Matin brun.

En voici quelques images, sans commentaire

Le clown Jacques du cirque Circ'hulon, dans la tradition des Laurel et autre Hardy en plus bavard.26/06

Le Tarn au crépuscule vu de la passerelle vers le rendez-vous de " Pause guitare" pour assister au sublime concert de Sting. Beaucoup (trop) de monde. 04/07
 

Marion Poëssel au saxo dans un concert  époustouflant de la "LOVEZONE" 06/07  


Le spectacle des Plasticiens volants "L'étranger. Voyage en absurdie" une fable poétique sur l'exclusion et la différence 

Dernier plaisir en date, la sortie de résidence d'un groupe d'artistes (dont le fiston) dans un très bel endroit de ruralité profonde. Le lieu, un hameau restauré, accueille une fois par an une résidence d'artistes qui se conclut par un spectacle élaboré pendant les 10 jours de la résidence par les artistes  (musiciens, danseurs, vidéastes ) qui ne se connaissaient pas auparavant. Le résultat est stupéfiant de beauté. Il est précédé d'un "apéro musical" . La générosité des accueillants fait chaud au cœur. Deux cents personnes étaient présentes avec beaucoup de jeunes enfants. 

Le buffet attend les visiteurs


Installés en attendant le show

Tant de belle effervescence ! Allons, continuer à l'espérer ce monde meilleur.


samedi 18 juillet 2020

"Puisses-tu garder au vent de ta branche tes amis essentiels."



Activité intense ce dernier mois de juin. Participation au Forum Social Mondial des Economies transformatrices. Il devait se tenir à Barcelone et il a été transformé en forum virtuel. Gros travail de préparation en catastrophe après un arrêt de trois mois. Travail collectif avec ses aléas et ses ratés mais aussi ses succès. Plus de 1400 participants, 400 structures d'une centaine de pays. La version en présentiel est prévue en octobre mais il pèse sur l'avenir tant d'augures sombres qu'on ne sait plus ce qu'on peut espérer sauver du marasme qui s'annonce. On est effaré de constater ce que cette pandémie a déclenché et on peut s'étonner qu'elle ait pris l'ampleur que les médias relatent. Car il s'agit d'un récit, orchestré on ne sait par quel démiurge. Allons nous reconfiner? Oui si ça arrange nos zélites zélées qui sont embarqués et nous ont embarqués dans une drôle de galère. On ne souhaite pas glisser vers le complotisme mais quand même on n'avait jamais vu ça, mettre à l'arrêt l'économie mondiale. Pas toute l'économie cependant. Nos chers GAFAM se sont prodigieusement gavés et nous ont conditionnés par là-même à dépendre de leurs sources pour nous ravitailler : fermeture des marchés de plein vent mais hypers ouverts (un paradoxe), fermeture des librairies mais Amazon a cartonné, fermeture des cinémas mais Netflix vous sert à demeure et travail à distance à tout va introduit en toute impunité. Résultat, les PME vont souffrir voire s'écrouler, tout le secteur de la culture est sinistré, la peur pollue les relations de proximité, les voyages sont restreints à ceux qui ont de gros moyens. On installe la 5G sans le consentement des citoyens et le vaccin va servir de laisser passer, il faudra montrer "patte blanche" pour avoir le droit de circuler. Un livre écrit par Ira Levin dans les années 50 intitulé "Un bonheur insoutenable"  décrit un monde régi par une entité invisible "UNI" l'ordinateur super puissant qui régule l'uniformisation des humains réduits à l'obéissance sans moyen de contester. Une dystopie parmi d'autres produits de science fiction qui m'avait fait grande impression et que j'ai envie de relire tant elle fait écho aux temps actuels.

Un Bonheur Insoutenable   de ira levin  Format Poche  


Heureusement, l'été nous offre de belles journées avec alternance de soleil pour nous soutenir le moral et pluie pour aider la végétation alentour à garder de belles couleurs.
Un été au jardin, le mien ou celui d'amies.

Vue de ma fenêtre, le matin, acanthes et seringuas

Vue de la terrasse, fushias et rosiers

La mare chez Danièle
La réunion rituelle du groupe lecture où nous dressons le programme de l'année à venir

L'albizia chez Françoise
Un spectacle que je n'avais pas vu depuis très longtemps
 Et mes chers amis, ceux qui m'ont accompagnée depuis les belles années de la vingtaine jusqu’à ce jour, ont fait un petit passage sur la colline. Bien-sûr nous avons parlé de nos supputations sur la suite après ces jours un peu étranges que nous avons vécus en privilégiés (à la campagne, sans menace extrême) mais un peu ahuris par l'avalanche d'informations contradictoires, de conseils assommants proférés comme s'adressant à des enfants  immatures. Nous ont manqué, oui, les amis, les enfants, la bonne chaleur du partage et c'était donc un vrai bonheur d'ouvrir une bonne bouteille et boire à la liberté retrouvée. Mais pour combien de temps? 

*Le titre est  emprunté à René Char, Le Risque et la pendule (in La Parole en Archipel, 1962)

lundi 4 avril 2016

Meuson !


C'est le printemps comme chaque année le réveil du jardin m'émerveille.
Envie de partager un peu de douceur.



Les chats sont plus volontiers dehors (ce n'est pas un mal!)


Le forsythia entame le bal.


Les soucis se font légers


Les pâquerettes sont à leur  apogée


Le prunus est insolent de splendeur 
















 le céanothe déploie son plus bel azur





Les lupins ne sont pas encore là, j'anticipe (avec une photo du printemps dernier)



 Et le soir, il fait encore trop frais pour rester dehors, on rentre se reposer après avoir retourné quelque plate-bande ou tondu l'herbe déjà si haute (oui c'est aussi ça le jardin).


Contrairement à ce que pourraient donner à croire ces photos, la maison est confortable, très grande mais très modeste, je suis la reine de la récupération et du recyclage. Le jardin est le produit de vingt années d'ajouts et plus foutraque qu'il n'y parait. La maison est le lieu que je retrouve avec gratitude après chaque voyage. Je plains profondément ceux qui n'ont pas d'espace personnel, privé. J'ai vécu dans toutes sortes de logements, de chambres de bonnes en studios misérables au joli temps de la dèche étudiante, mais j'ai toujours eu un lieu dont je pouvais fermer la porte. Cette maison était une bergerie dont il a fallu déloger le purin et les toiles d'araignée, qui a demandé beaucoup de travail et qui en nécessiterait encore beaucoup si nous voulions fignoler l'intérieur et surtout entretenir l'extérieur mais elle est un abri solide, il y fait chaud l'hiver et frais l'été, nous pouvons y recevoir enfants et amis. N'est-ce pas l'essentiel ?   

Le titre fait référence à ET qui prononce ainsi "maison". C'est une plaisanterie familiale 


samedi 11 mai 2013

Une bibliothèque et un jardin.

 

Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut. Cette phrase célèbre de Cicéron, pour introduire mon propos du jour : la concurrence que se livrent en moi ces deux biens dont je bénéficie en effet, mais qui me harcèlent éventuellement.
Lorsque je suis tranquillement assise à lire, par exemple, la biographie de Virginia Woolf par Viviane Forrester (qui vient de mourir le 30 avril, on en a peu parlé, alors que la mort de d'Ormesson va provoquer, c'est quasiment certain, pléthore de commentaires), je lève le nez et m'aperçois qu'un rayon de soleil m'offre la possibilité de filer au jardin où tout est en chantier mais interrompu pour cause d'averse. Je chausse mes chaussures de boue et me voilà à m'escrimer sur la verveine sauvage, une vraie cochonnerie qui colonise sans vergogne et sur les viornes qui étouffent leurs victimes en toute impunité.
Il y a aussi concurrence entre lectures de "loisir" et lectures de "travail". De même au jardin entre potager et plate-bandes fleuries, plantations et semis.


Une de mes amies qui a récemment opté pour un petit appartement en ville après avoir vécu de longues années dans une grande maison à la campagne m'a dit en riant : "je ne regrette pas le jardin, je me promène avec bonheur dans les parcs que d'autres s'échinent à entretenir. En revanche, je suis drôlement embêtée avec mes livres, je n'ai pas assez de place pour ma bibliothèque, ils sont entassés dans tous les coins, ils me mangent l'espace et il n'est pas question de m'en séparer, ce sont mes plus fidèles amis".
Et pourtant, désormais, on peut faire tenir une bibliothèque dans un carré de plastique. Mon fils m'a offert une "liseuse" (comme si c'était le petit bidule qui lisait ! ). J'ai chargé beaucoup de classiques (possibilité de les lire ou relire). Je dois reconnaître que c'est très pratique pour lire au lit, pour emmener en voyage et pour me procurer illico un livre tout récent sans sortir de chez moi.

 


Il n'empêche, que serait une maison sans livres.


Hélénablue a eu l'idée de solliciter certains de ses amis blogueurs pour proposer un échantillon de leur bibliothèque. C'est une intéressante compilation que vous pouvez consulter pour l'amour des livres. 
J'aime beaucoup le texte d'Eric Mc Comber, un pétard, comme d'habitude.
C'est amusant de retrouver des titres qu'on a soi-même en rayon et d'en découvrir au passage. Mais au-delà, la disposition et l'environnement des livres sont révélateurs d'un univers intime.
C'est cette invitation amicale qui m'a incitée à rédiger un billet sur cette thématique. j'en ai eu le temps en cet après-midi que je pensais consacrer à désherber, mais comme il ne cesse de pleuvoir, par petites averses perfides, le chiendent peut progresser en toute quiétude.
  




Pour conclure, une citation amusante du grand Victor : il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques un harem. Même si on ne collectionne pas les œuvres comme des bibelots, on doit bien reconnaître que certaines de nos invitées ont été un peu abandonnées et que toutes celles que nous avons aimées ne sont pas au bercail

Photos ZL

dimanche 7 août 2011

Promenade au jardin des Martels



Promenade aujourd'hui dans le jardin des Martels où les Lotus sont encore fleuris en abondance même si l'apogée est en juin juillet.

On dirait les amants des Visiteurs du Soir, figés pour l'éternité dans leur embrassement.


Au nombre des constructions de bois qui jalonnent le parcours, la maison d'Alice.

Ceux-là au moins devraient conserver leurs andouillers sans souci pour quelques années, ils sont sous la protection du jardin.

Un petit tour à la Maison de la Céramique de Giroussens qui accueille une très belle exposition intitulée Tchèques. Les plus belles pièces (dont celle qui orne la cour d'entrée) sont (de mon point de vue) celles d'Iva Ouhrabkova.

Je bouge beaucoup, donc j'écris peu.

Demain je pars pour une semaine en Allemagne. La Forêt noire devrait me permettre de rencontrer quelques sorcières de bonne compagnie.

Photos ZL 07/08/2011

dimanche 3 avril 2011

Mon jardin m'a tuer (bis repetita)


Certains fidèles reconnaîtront ce titre et cette photo. Il est vrai que la période est particulièrement épuisante pour le corps qui se trouve rompu après une journée d'arrachage, taille, tonte and so on. Sans compter les éternuements à répétition (poussières et pollen). Bien-sûr, il y a quelque plaisir à contempler la bonne mine des sujets après élagage et rafraichissement. Cependant, je pense à ce que me disait une amie qui avait abandonné son jardin pour un appartement dont les fenêtres donnaient sur un parc entretenu par les jardiniers municipaux: "j'ai le plaisir sans la douleur me disait-elle. (Ça se défend). A moins que...




Photo ZL.