Pour le bonheur du corps et de l'âme, il faut emprunter la petite route qui longe la chapelle.
Sa maison est un piège, on s'y sent si bien et elle s'y sent si bien qu'elle n'en bouge quasiment jamais. Il faut aller jusqu'à elle. Soit.
Nous devions embarquer à nos côtés un ami photographe que je n'ai pas revu depuis au moins quinze ans. Eh bien, le rendez-vous ne s'est pas fait. Confusion de dates selon ses déclarations. Mouais.
Souf (ainsi l'ai-je toujours renommée) en dépit de ses misères physiques (qui, je le crois me mettraient par terre) affiche une belle gaieté. Le mistral était harcelant et entourbillonnait à grandes volutes de pousière le jardin et la vallée. Il avait refroidi l'atmosphère au point que nous devions exhumer des pulls, après les 37 à 38 degrés de la veille.
Après une journée quasi confinée à cause du vent, le lendemain, le vent s'était calmé. Souf nous a entrainés dans un petit restaurant au bord de l'eau. Nous avons mangé des sardines grillées et une salade de fruits de mer, en contemplant -de loin, fort heureusement- la presqu'ile de Saint Tropez.
Puis nous avons quitté à regret notre amie. Les fours ne se remplissent pas tout seuls, de pièces prêtes à cuire, il faut des mains et des bras.
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Pour conclure un des aphorismes du sieur Chevillard, sur l'amitié, que je dédie à mes chéris.
Je ne suis pas persuadé que la franchise soit l'un des devoirs de l'amitié. A quoi bon en effet accabler l'ami de nos jugements et opinions sur sa personne et prétendre jouer auprès de lui le rôle de directeur de conscience, de redresseur de torts ou de gardien de son temple ? Qu'avons-nous à gagner à le prendre en défaut, et lui-même qu'en retirera-t-il, hormis tristesse et mortification ? Il s'agit d'aimer sans réserve ceux que nous aimons, de nous attendrir encore de leurs faiblesses, de leurs ratages, de leurs fourvoiements, d'admettre même sans difficulté qu'ils peuvent avoir raison contre nous - que leurs raisons au moins valent les nôtres- et de ne pas créer les conditions d'un rapport de force dans cette clairière conquise sur la jungle, exclusivement vouée à la connivence et au lâcher prise.L'Autofictif 17/07/09
Photos ZL
NB : Ma taupine la potière m'a dit ce qui suit
pour info les inondations c'était 2002 , et ce n'est pas le Gardon qui nous a inondé mais les rivières souterraines qui ont rejoint l'Ourne , celle qui coule et traverse le goure ( trou d'eau ) , l'eau arrivait par devant la maison .
Voilà la vraie vérité rétablie. 2002 ? Comme le temps passe. Où on comprend que quand on n'a pas soi-même vécu les évènements, on en retient des bribes déformées par notre propre imagination.