
Photo : JEA (DR).Quand les silences mentent
comme des arracheurs d'étoiles
en négatif
les nuits deviennent blanches
puis les aurores saignantes
au bord tranchant des réalités
des nuages épousent les fuites en avant
qui épongent le front de l'horizon
imprégnés de calmants des oiseaux
tombent lentement, calmement
quelques mots tournent en rond
et puis s'en vont sans retour
heureusement aucun arbre
n'accepte de racines carrées
il fait hier, il fait demain
le temps s'est arrêté en chemin
J'ai emprunté à Mosaïques ce poème de JEA. Je pense souvent à lui, espérant que l'icône de son blog va monter tout en haut de la liste, signifiant son retour. Que ce poème soit le prélude à un tel évènement.
On est passé d'un extrême à l'autre ...
RépondreSupprimer@Vinosse, oui, and so what ? Tu aimes ça ou pas ?
RépondreSupprimerComme c'est généreux (et très utile) de faire vivre des blogs à l'arrêt ou disparus. Voilà une noble tâche, Zoë!
RépondreSupprimerEt merci, car je découvre pour ma part. (Des nouvelles de Christophe B.?)
De mon temps (!) on disait dans le "confiteor":
RépondreSupprimer" j'ai péché par pensée, par parole, par action et par omission."
Un silence qui ment c'est en quelque sorte un péché par omission. Qui disait d'ailleurs, avec justesse: "Bien plus que le bruit des bottes, je crains le silence des pantoufles."
J'allais de temps en temps chez JEA et j'y ai trouvé des choses fort intéressantes. Ce poème est beau.
Il/ Elle tombait
RépondreSupprimerSelon les lois
De la gravité.
E, égale MC2.
Chute inexorable
Définitive,
Sans permission
Ni rémission,
Il/Elle déclamait
Doucement:
« Quand les silences mentent
comme des arracheurs d'étoiles
en négatif
les nuits deviennent blanches
puis les aurores saignantes
au bord tranchant des réalités
des nuages épousent les fuites en avant
qui épongent le front de l'horizon
imprégnés de calmants des oiseaux
tombent lentement, calmement
quelques mots tournent en rond
et puis s'en vont sans retour
heureusement aucun arbre
n'accepte de racines carrées
il fait hier, il fait demain
le temps s'est arrêté en chemin »
Les gens, à leur fenêtre,
Regardaient,
Étonnés.,
Peureux.
Prendre
La liberté
De contrarier
Le destin.
Permettre
Par quelques vers
Magiques
D'accepter
De s 'écraser
Comme on prend
Le tramway,
Serein,
Tranquille
Sans pathos tragique
Allait à l'envers
De l'immémoriale
Condition
Qui veut
La Soumission,
De la vie/de la mort
Selon les lois
De quelque Dieu.
La ville chatoie
Futile
Pas d'émoi.
Passe
Un poète
«Le Pauvre fou
Qui veille»
Ramasse
Une plume.
Seul,
Il assume
L'homélie
Du dernier
Sommeil.
Seul.... Seul... Seul.....
Il écrit ….
Cri...cri...cri...cri..infini....
Merci de ce partage ma Zoë,
RépondreSupprimerle silence en dit toujours long ...
Merci .
RépondreSupprimerJe pense à une amie qui me disait :écoute le silence qui n'est pas silence .
Ferme ta gueule, Vinosse !
RépondreSupprimerT'entends maintenant ?
C'est beau ...
@Depluloin, j'aimais bien le ton et le style de JEA et je sais les raisons de son silence. Quant à Chr. B.les dernières nouvelles que j'ai eu ne m'incline pas à en savoir davantage.
RépondreSupprimer@Lavande, le "confiteor" ne nous laissait aucune chance! Le silence des pantoufles! Ah ah ! Il enterre les cris.
@Patrick Verroust, les poètes sont faits pour crier des homélies que peu d'oreilles perçoivent, le monde alentour est trop bruyant, futile.
@Kouki, salut à toi, diseuse des longues patiences.
@ruines, votre amie avait l'oreille fine comme une perle.
Seriez-vous une accrocheuse d'étoiles?
RépondreSupprimerLes sous-entendus sur Chr. Bohren m'échappent... Après lettres libres, il a ouvert un autre blog que je n'ai jamais trouvé en lien sur une de vos branches.
Oui, JEA nous manque, son attention à l'Histoire, ses visites d'églises, sa sensibilité.
RépondreSupprimerS'il lit encore quelques blogs, il devrait nous faire signe de vie.
Oh ! C'est beau.
RépondreSupprimerPensées pour JEA.
RépondreSupprimerc'est marrant j'ai lu pas plus tard qu'hier soir des mots sur le silence qui m'ont plu ; je partage :
RépondreSupprimer(Le silence des joueurs d'échecs)
Le silence.
Non, les silences.
Je pourrais écrire un bref essai sur le silence. Ou plutôt un catalogue de silences pour une bonne instruction des sourds :
Le silence qui précède les embuscades ;
Le silence à l'instant du penalty ;
Le silence d'une marche funèbre ;
Le silence des tournesols ;
Le silence de Dieu après les massacres ;
Le silence d'une baleine agonisant sur la plage ;
le silence des amtinées dominicales dans un petit village de l'Alentejo ;
Le silence de la pioche qui a tué Trotski ;
Le silence de la promise avant le oui.
Etc.
j'ai oublié de précisé : tiré de "Les femmes de mon père" de José Eduardo Agualusa
RépondreSupprimerImmobilisé un lundi noir, le blog de JEA nous manque, avec ses photos uniques, ses fenêtres ouvertes, ses échanges, ses élans poétiques et toponymiques.
RépondreSupprimerMerci, Zoë, pour cette salutation, je rejoins votre souhait.
@Vinosse, Vivi, ne te fais pas mal!
RépondreSupprimer@La bacchante, il vaut mieux qu'elles vous échappent.
@DH, pourvu qu'il lise!
@piedssurterre, bonjour vous!
@Sophie K pensées pour Jean-Pierre Leloir.
@Mâme k, merci d'ajouter du silence au silence,et quel! Ainsi voyagent les ondes.
@Tania,espérons !
beau beau beau !
RépondreSupprimerM ille
RépondreSupprimerE t une obsurités
R emercient maladroitement les
C houettes de leurs
I nquiétudes inachevées...
oyeux oël !
RépondreSupprimerchuis pas encore mort !
RépondreSupprimeret si on secouait un peu l'ailleurs ! à part cet arbre , ce qu'on se fait chier sur le ouaibe :-(
RépondreSupprimersissi !
@Aléna, merki
RépondreSupprimer@JEA, j'aimerais être sure que les initiales ne soient pas usurpées. Ca ressemble à une imitation et JEA n'a rien répondu à mon mél, ce qui n'est guère dans son habitude.
@Cactus, o' Phénix!
Reçu mèl de JEA. Bonne nouvelle, si toutefois on fait abstraction des raisons qui le tiennent à l'écart du web,raisons oncologiques. Tout notre soutien
RépondreSupprimerBonjour Zoé ! Merci pour ce rappel, le blog de JEA est une merveille... moi aussi je pense souvent à lui et je me joins à votre soutien.
RépondreSupprimerWouaw, quelle densité !
RépondreSupprimerMerci, Zoé.
Et du courage et de la force à JEA.