lundi 20 décembre 2010

Quand les silences mentent...

Gras Photo : JEA (DR).

Quand les silences mentent
comme des arracheurs d'étoiles

en négatif
les nuits deviennent blanches

puis les aurores saignantes
au bord tranchant des réalités

des nuages épousent les fuites en avant
qui épongent le front de l'horizon

imprégnés de calmants des oiseaux
tombent lentement, calmement

quelques mots tournent en rond
et puis s'en vont sans retour

heureusement aucun arbre
n'accepte de racines carrées

il fait hier, il fait demain
le temps s'est arrêté en chemin

Photo : JEA (DR).

J'ai emprunté à Mosaïques ce poème de JEA. Je pense souvent à lui, espérant que l'icône de son blog va monter tout en haut de la liste, signifiant son retour. Que ce poème soit le prélude à un tel évènement.

26 commentaires:

  1. On est passé d'un extrême à l'autre ...

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  2. @Vinosse, oui, and so what ? Tu aimes ça ou pas ?

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  3. Comme c'est généreux (et très utile) de faire vivre des blogs à l'arrêt ou disparus. Voilà une noble tâche, Zoë!
    Et merci, car je découvre pour ma part. (Des nouvelles de Christophe B.?)

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  4. De mon temps (!) on disait dans le "confiteor":
    " j'ai péché par pensée, par parole, par action et par omission."
    Un silence qui ment c'est en quelque sorte un péché par omission. Qui disait d'ailleurs, avec justesse: "Bien plus que le bruit des bottes, je crains le silence des pantoufles."
    J'allais de temps en temps chez JEA et j'y ai trouvé des choses fort intéressantes. Ce poème est beau.

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  5. Il/ Elle tombait
    Selon les lois
    De la gravité.
    E, égale MC2.
    Chute inexorable
    Définitive,
    Sans permission
    Ni rémission,

    Il/Elle déclamait
    Doucement:

    « Quand les silences mentent
    comme des arracheurs d'étoiles

    en négatif
    les nuits deviennent blanches

    puis les aurores saignantes
    au bord tranchant des réalités

    des nuages épousent les fuites en avant
    qui épongent le front de l'horizon

    imprégnés de calmants des oiseaux
    tombent lentement, calmement

    quelques mots tournent en rond
    et puis s'en vont sans retour

    heureusement aucun arbre
    n'accepte de racines carrées

    il fait hier, il fait demain
    le temps s'est arrêté en chemin »

    Les gens, à leur fenêtre,
    Regardaient,
    Étonnés.,
    Peureux.
    Prendre
    La liberté
    De contrarier
    Le destin.
    Permettre
    Par quelques vers
    Magiques
    D'accepter
    De s 'écraser
    Comme on prend
    Le tramway,
    Serein,
    Tranquille
    Sans pathos tragique
    Allait à l'envers
    De l'immémoriale
    Condition
    Qui veut
    La Soumission,
    De la vie/de la mort
    Selon les lois
    De quelque Dieu.

    La ville chatoie
    Futile
    Pas d'émoi.

    Passe
    Un poète
    «Le Pauvre fou
    Qui veille»
    Ramasse
    Une plume.
    Seul,
    Il assume
    L'homélie
    Du dernier
    Sommeil.
    Seul.... Seul... Seul.....
    Il écrit ….
    Cri...cri...cri...cri..infini....

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  6. Merci de ce partage ma Zoë,
    le silence en dit toujours long ...

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  7. Merci .
    Je pense à une amie qui me disait :écoute le silence qui n'est pas silence .

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  8. Ferme ta gueule, Vinosse !

    T'entends maintenant ?

    C'est beau ...

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  9. @Depluloin, j'aimais bien le ton et le style de JEA et je sais les raisons de son silence. Quant à Chr. B.les dernières nouvelles que j'ai eu ne m'incline pas à en savoir davantage.
    @Lavande, le "confiteor" ne nous laissait aucune chance! Le silence des pantoufles! Ah ah ! Il enterre les cris.
    @Patrick Verroust, les poètes sont faits pour crier des homélies que peu d'oreilles perçoivent, le monde alentour est trop bruyant, futile.
    @Kouki, salut à toi, diseuse des longues patiences.
    @ruines, votre amie avait l'oreille fine comme une perle.

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  10. Seriez-vous une accrocheuse d'étoiles?
    Les sous-entendus sur Chr. Bohren m'échappent... Après lettres libres, il a ouvert un autre blog que je n'ai jamais trouvé en lien sur une de vos branches.

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  11. Oui, JEA nous manque, son attention à l'Histoire, ses visites d'églises, sa sensibilité.

    S'il lit encore quelques blogs, il devrait nous faire signe de vie.

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  12. c'est marrant j'ai lu pas plus tard qu'hier soir des mots sur le silence qui m'ont plu ; je partage :
    (Le silence des joueurs d'échecs)
    Le silence.
    Non, les silences.
    Je pourrais écrire un bref essai sur le silence. Ou plutôt un catalogue de silences pour une bonne instruction des sourds :
    Le silence qui précède les embuscades ;
    Le silence à l'instant du penalty ;
    Le silence d'une marche funèbre ;
    Le silence des tournesols ;
    Le silence de Dieu après les massacres ;
    Le silence d'une baleine agonisant sur la plage ;
    le silence des amtinées dominicales dans un petit village de l'Alentejo ;
    Le silence de la pioche qui a tué Trotski ;
    Le silence de la promise avant le oui.
    Etc.

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  13. j'ai oublié de précisé : tiré de "Les femmes de mon père" de José Eduardo Agualusa

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  14. Immobilisé un lundi noir, le blog de JEA nous manque, avec ses photos uniques, ses fenêtres ouvertes, ses échanges, ses élans poétiques et toponymiques.
    Merci, Zoë, pour cette salutation, je rejoins votre souhait.

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  15. @Vinosse, Vivi, ne te fais pas mal!
    @La bacchante, il vaut mieux qu'elles vous échappent.
    @DH, pourvu qu'il lise!
    @piedssurterre, bonjour vous!
    @Sophie K pensées pour Jean-Pierre Leloir.
    @Mâme k, merci d'ajouter du silence au silence,et quel! Ainsi voyagent les ondes.
    @Tania,espérons !

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  16. M ille
    E t une obsurités
    R emercient maladroitement les
    C houettes de leurs
    I nquiétudes inachevées...

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  17. et si on secouait un peu l'ailleurs ! à part cet arbre , ce qu'on se fait chier sur le ouaibe :-(
    sissi !

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  18. @Aléna, merki
    @JEA, j'aimerais être sure que les initiales ne soient pas usurpées. Ca ressemble à une imitation et JEA n'a rien répondu à mon mél, ce qui n'est guère dans son habitude.
    @Cactus, o' Phénix!

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  19. Reçu mèl de JEA. Bonne nouvelle, si toutefois on fait abstraction des raisons qui le tiennent à l'écart du web,raisons oncologiques. Tout notre soutien

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  20. Bonjour Zoé ! Merci pour ce rappel, le blog de JEA est une merveille... moi aussi je pense souvent à lui et je me joins à votre soutien.

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  21. Wouaw, quelle densité !
    Merci, Zoé.
    Et du courage et de la force à JEA.

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