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mardi 30 août 2016

Un été délicieux, sédentaire et amical

Cette année, j'ai décidé de rester obstinément chez moi pendant l'été. J'avais commencé cependant par quelques jours à Besançon, ville dont j'ai découvert les charmes ainsi que le potentiel. J'ai eu le plaisir de retrouver une amie perdue de vue depuis nos grandes migrations en province. J'ai pu reprendre contact grâce à mon fils lui-même resté en relation avec son fils, nos enfants se connaissent depuis la crèche, c'est dire! J'ai aussi revu un ami commun qui a été mon assistant du temps de son objection de conscience. J'ai été hébergée dans l'appartement de son fils parti en vacances et qui fait des études de médecine. C'était au moment de la coupe du monde de la balle à pied et les cafés étaient bourrés de braillards, on est en finaleeee! Les footeux comprendront, les autres, comme moi s'en fichent tout à fait mais j'avoue avoir regardé, de retour chez moi,  le match France Portugal, nobody is perfect. Retrouvailles étranges et délicieuses.
Un petit tour à Avignon où j'ai retrouvé ma copine Sabine dans son nouvel appartement très agréable (elle était partie faire un tour du monde qui a duré plus de trois ans).  Mon passage n'a duré que trois jours à raison de trois pièces par jour, un peu excessif. Il faisait un mistral mortel qui protégeait de la chaleur souvent infernale à cette saison mais décourageait le plein air. Vu de très disparates morceaux. Mention spéciale à Robert Bouvier et son François d'Assise, et à l'équipe de "Et pendant ce temps  Simone veille" pour sa leçon d'histoire féministe drolatique.





Après mon retour d'Avignon, je me suis installée dans un été de petits travaux d'amélioration de ma chère maison. Tadelakt dans la cuisine, couture pour finaliser les costumes de ma fillote qui est partie sur les routes proposer son spectacle de théâtre de rue itinérant, Le temps des machines. J'ai assisté aux premières représentations, puis elles se sont éloignées : 10 dates et 200 kilomètres à pied avec leur barda dont le décor sur le dos; joli pari réussi.

 Il a fait chaud! Après plongée dans ce lac magnifique qui nous sert de piscine privée, à l'heure tardive où nous le visitons, soutien en eau d'un jardin écrasé de chaleur

 Cette photo a été prise vers 12h00 mais en général nous y allons vers 19h00



Auparavant nos amis, habitants de New York nous ont rendu visite, en recherche d'une petite maison dans la campagne française afin de fuir un peu  la grosse Pomme et revenir à ses origines pour l'homme marié à une Américaine . Diner de souvenirs et de bons mots accompagnés de bonne chère. Nous leur avons largement vanté les qualités indéniables de notre morceau de terroir. Ils sont repartis et reviendront. Nous ne les avions pas revus depuis leur départ aux States, juste mariés et sans enfants. Ils sont les parents de deux magnifiques spécimens qui entament leur parcours d'étudiants en Californie, soit à l'autre bout de la grande Amérique.  

Puis ce sont mes deux chéris, mes bons vieux copains qui m'accompagnent depuis le temps de nos frasques de jeunes adultes débutants, que je vois régulièrement eux, mais qui avaient eu envie de s'installer pour quelques  jours de vraies vacances à la maison. Ils sont potiers et l'été dans le Gard est très chaud.

Entre temps nous avions constitué un commando de femmes pour aider notre amie Rita à imprégner le bois de sa maison d'un mélange d'huile de lin et de térébenthine pour la protéger de toutes les attaques vicieuses et conjuguées des bestioles et de la pluie. Chantier terminé au champagne et en rigolades. 

Ma soeur s'est arrêtée sur sa route vers le Sud- est, avec sa fille et ses petits enfants qui deviennent grands (13 et 11 et demi). Intelligents, vifs, plein d'humour. J'ai joué au scrabble, un jeu que je ne pratique qu'avec ma soeur, grande adepte qui m'invente des mots avec w ou z dont je n'ai jamais entendu parler. Nous sommes de fore égale et les parties sont âprement défendues.

Peu après mes amis de Bretagne ont terminé leur périple, leur tournée des Grands Ducs sur notre petite colline. Pomme n'était pas venue depuis plus de 15 ans et Sylvain n'était jamais venu. Ils sont rentrés sur leur terre bretonne avant le rush des retours. L'été se termine, du moins celui des vacances.

Le 26, se tenait "Le bal des ogres ". Nous sommes allés danser avec l'équipe du film de Léa Fehner après avoir diné sur place,  écouté la musique de Philippe Cataix et Gilles Carles, admiré la performance du solo de François Fehner dans la pièce "Maman revient pauvre orphelin". J'ai eu le plaisir de valser avec Léa. Une soirée bourrée d'énergie.

Enfin hier 27 août, Clément et Olivia (mes enfants) ont organisé un festival de courts métrages ''court à la belle étoile"
Il faisait un temps idéal.  Pendant les entractes, nous pouvions admirer le ciel chargé d'étoiles . Plusieurs générations se sont côtoyées en toute amitié dans le jardin et autour d'un buffet garni grâce à l'imagination de chacun, même si nous avions prévu une bonne base.

Bien que très souvent fatiguée par des journées très occupées, j'ai quand même pu lire et je conclurai ce petit memorandum d'un été de douceur par l'éloge d'un des livres que j'ai lu avec gourmandise. "Le nouveau nom" est la suite de "L'amie prodigieuse" une histoire d'amitié entre deux petites filles. Le deuxième opus raconte leur entrée dans l'âge adulte, leurs destins intriqués de jeunes Napolitaines qui évoluent dans un milieu plus que modeste  des années 50 à nos jours, dans une ville où les "affaires" sont toujours plus ou moins entachées de corruption. Elena Ferrante dont on ne sait rien sinon qu'elle a du talent décrit avec force voire férocité les démêlés de ses personnages embarqués dans des destins étriqués quand ils se rêvaient tout autre. Au cœur du roman, l'amitié de deux femmes qui s'admirent mais s'éloignent peu à peu parce qu'elles ont opté pour des choix radicalement divergents. Ce qui est remarquable dans ces deux romans c'est le sentiment de vivre  en direct les émotions des personnages comme dans les romans anglais du XIXème. J'attends avec impatience la suite déjà parue en italien et en anglais.

 

Un bel été décidément !

dimanche 30 juin 2013

Un tour de Corse avant le Tour

Une petite, toute petite semaine, mais délicieuse, baignades, marches, petits diners entre amis, du temps pour lire. des vacances...
Toulouse Bastia en avion, le train qui tortille entre les montagnes.  Arrivée le soir à Calvi, plaisir des pieds nus dans le sable et l'eau fraiche.




Rencontre avec deux gisants, peut-être l’œuvre de deux amoureux qui se sont ainsi promis l'amour jusqu'au bout de la vie

La Corse et ses plages aux eaux merveilleusement claires, transparentes.


 Mais la Corse, c'est essentiellement la montagne,


ses immortelles à l'odeur forte de curry et de très fines fleurs rouges au pistil violet

 Au cours d'une randonnée au-dessus du village de Calinzana où nous partagions une maison avec des amis, un sentier bordé de vénérables châtaigniers épargnés des multiples incendies dont les traces se dressent partout sous forme de troncs calcinés




La vue de la petite terrasse de la maison. Nous y accédions au bout d'une bonne grimpette que nous finissions en ahanant tant elle était raide.




Napoléon est partout chez lui en Corse. Christophe Colomb serait corse lui aussi.  Calvi la génoise, restée fidèle à Gênes


 Pascal Paoli, le héros républicain a fait construire la petite ville de l'Ile Rousse pour contrecarrer l'influence de Calvi la traîtresse. Ici, le marché avec ses imposants piliers. Le village est très touristique et ses alentours accueillent les villas cossues  de certaines célébrités


Retour à Bastia où nous avions atterri. Ici le vieux port.

 Nous avons quitté la Balagne et traversé le désert des Agriates dont les plages sont extraordinaires.
Mais il faisait un vent décourageant et nous avions prévu de terminer cette très douce semaine à l'est, dans un bungalow à quelques mètres de la plage.


Avant de reprendre l'avion, nous avons pris un bain à 8h00 du matin en traversant le camping où les vacanciers émergeaient lentement d'une nuit tranquille. Nous avons quitté l'Ile en nous promettant d'y revenir et d'y séjourner plus longuement.
Sur la route nous avions croisé un cycliste qui paradait avec un énorme bouquet dans les bras. La Corse attendait fiévreusement le Tour de France. A l'heure où j'écris (tardive, hélas), on sait qu'il a débuté de façon un peu étrange. Au passage, j'ai revu ce bout de terre entre mer et étang.  Je ne regarde jamais le sport à la télé, mais j'ai fait exception, juste pour revoir ce morceau de terre magique.

Photos ZL Juin 2013