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samedi 10 août 2013

L'été de Vaour




 Vaour est un petit village situé au Nord Ouest du Tarn. Il abrite environ 300 habitants. Tous les ans, ils organisent un Festival, l'été de Vaour. Je n'y étais allée qu'une fois parce que les dates coïncidaient avec le Banquet du livre de Lagrasse. Cette année, comme je n'ai pu aller à Avignon et que j'avais envie de partager un temps de théâtre avec ma fillote, nous sommes parties sur les routes à la rencontre de Vaour où nous ne pouvions venir qu'un seul jour, à savoir hier jeudi.

A 16h30, petite déception, Millefeuilles n'accueille que 15 personnes par séance : c'est complet. Nous allons boire un thé et manger une crêpe avant que la queue ne prenne des proportions décourageantes.


Le bibliobus a déposé des livres sur le principe du livre vagabond : on l'adopte ou on le remet en circulation après l'avoir lu  

Ma fillote s'empare d'American Psycho, le très controversé roman de Bret Easton Ellis. Je choisis Dolce Vita 1959-1979, une histoire de l'Italie riche en scandales de Simonetta Greggio.
Nous attendons le prochain spectacle. Annulé et remplacé par Les Magnificos : Un spectacle de cirque inspiré des films d’horreur en noir et blanc et de l’univers sombre de nos jours. Spectacle dérangeant, poétique et sensible incompatible avec l'indifférence. Leurs yeux se rivent sur vous, des mots s'échappent de leurs bouches, des cris apparaissent, leurs rires vous transpercent et rien ne les dérange. Il est vrai que leur prestation est étrange à mi-chemin entre cirque et théâtre de l'absurde. Une mère,son enfant de deux ans terrorisé dans les bras, quitte précipitamment son siège,  quand les deux acolytes miment une lutte très violente. 



 La suite se situe à proximité de la buvette : l'apéro concert. Nadara Gypsy Band, musique de Transylvanie. Une musique qu'on ne peut écouter assis




L'accordéoniste joue et danse, un sourire ravissant et indéfectible aux lèvres , et les violonistes tirent de leurs instruments ces sons si particuliers de la musique des peuples nomades pour qui la culture est le seul élément d'enracinement (dixit l'intro d'Alexandra, dont le parcours est intéressant.


Pour suivre, la Commanderie des Templiers, dont la grange est devenue salle de spectacle (et résidence d'artistes). Nicolas Bonneau y donnait l'inventaire 68, un pavé dans l'histoire. En contant l'histoire fictive mais nourrie de faits réels de Pierrot et Juliet, en nourrissant son propos d'extraits de musiques du moment (fredonnés de bon cœur par quelques-uns des anciens de ) le Nicolas offre un joli moment de nostalgie à 90% des spectateurs présents qu'il conclue en regrettant bien que le temps des pavés se soit évanoui en même temps que les anciens rebelles se sont reconvertis en députés ( Vert et européen pour le plus célèbre).


Nous avons rejoint les amis qui nous hébergeaient. Il faisait trop froid (après les pluies diluviennes) pour que nous restions pendant la projection de Tramp Tramp Tramp, un très beau film muet avec Harry Langdon accompagné en direct par des musiciens, que j'aurais revu avec plaisir si j'avais su mieux prévoir les aléas météorologiques. 
Presque trente ans ce joli festival. Très chaleureux, éclectique, bourré de talent et de générosité. 

Photos ZL, Vaour, août 2013